Vêtements
de travail
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"Usés jusqu'à la corde", rapiécés de morceaux d'étoffe de différentes nuances, raccommodés, en mauvais état, passés ou déchirés... Tels apparaissent dans les sources les qualificatifs du vêtement populaire de travail qui, dans une société rurale autarcique, se transmet et se porte jusqu'à l'usure définitive. Sur la chemise de chanvre, les paysans revêtaient un gilet et une veste sur lesquels ils portaient la blouse ou biaude à l'origine vêtement de travail. La biaude était plus ou moins logue selon les contrées du Berry et les époques. Taillée dans une toile blanche artisanale puis en toile bleue de fabrication industrielle, la biaude devient avant 1914 la dernière pièce du costume traditionnel porté par les Berrichons. A cet époque, cet ancien vêtement de travail s'est transformé en tenue de fête arborée dans les noces, comme l'attestent des photographies de mariage de la Belle Époque. A l'origine en chanvre ou en droguet, puis en coutil le pantalon complète l'habillement. Les sabots et un large feutre noir l'achève. Voilà notre Berrichon vrai de vrai ! Quant aux femmes au travail, elles endossaient la lourde chemise de toile, sur laquelle s'enfile, au gré des saisons ou des occupations la camisole ou le juste en droguet. Selon la température environnante, elles portaient un ou plusieurs jupons recouverts d'une jupe.
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