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En costume
de fête

Un souvenir du passé
inséré dans le quotidien folklorique de nos jours ...


 

"Plus riches, les costumes de fête traduisent ce souci de paraître et de se mettre en valeur à l'occasion de circonstances particulières, telles les noces, les manifestations familiales ou religieuses, les pèlerinages ou les assemblées profanes.

Vers 1830, lors des fêtes, les vignerons des environs de Bourges portent le pantalon de drap noir et une veste de même étoffe remplace alors la biaude. La chemise est ornée d'un col et de poignets bien blanc (bien plus tard c'est revenu à la mode, dans les époques 80, je portait cela, puis-je en traduire que j'étais à la mode berrichonne sans le savoir ?).

Puis, la coiffure ordinaire est remplacée par un chapeau dont la calotte est ceinturée d'un large ruban et ornée de petits chevrons de velours dit " barbotiaux". Les jeunes filles avec leur bonnet de fine lingerie au fond brodé découvrant largement le front et laissant dépasser leur bandeaux à la vierge ( sorte de coiffure : raie qui permettait d'identifier d'un simple regard où en était la jeun e fille dans sa vie.

Un fichu de soie de couleur tendre découvrait largement la gorge et qui venait s'ajuster sur un corsage.
Une croix, dite jeannette, suspendue au cou par un ruban de velours noir (fait).
Les femmes du Boischaut Sud portaient la robe à "engageantes" et la grande coiffe dite "bouchefour" de l'époque 1840.

Le costume de noce, jusqu'au dernier tiers du XIXe siècle, reste le plus éclatant. Riche en symboles, celui de l'épouse est particulièrement soigné. Dans Les noces de campagnes, George Sand dépeint ainsi la tenue traditionnelle de la petite Marie portée le jour de son mariage : " Telle une religieuse, sa cornette de mousseline claire, brodée partout avait les barbes garnies de dentelles. Dans ce temps là les paysannes ne se permettaient pas de montrer un seul cheveu (...). Son fichu blanc, chastement croisé sur son sein, ne laissait voir que les contours délicats d'un cou arrondi comme celui d'une tourterelle; son déshabillé de drap fin vert myrte dessinait sa petite taille. Elle portait un tablier de soie violet pensée avec la bavette.

Mais à la Belle Époque, le costume traditionnel de la mariée cède la place  des types vestimentaires très influencées par la mode bourgeoise et urbaine que les modistes et couturières locales, contribuent à diffuser dans le monde rural.