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Balade fleurie en Art-Déco

Les jardins, ce sont des lieux de Paix, des lieux secrets autant qu'enchantés.

Il en existe encore, dans les villages, qui témoignent d'une économie familière laborieuse, car ils aident à vivre ceux dont les ressources ne sont pas suffisantes. Autrefois, chaque famille avait le sien. Des jardins, il en existe dans les villes qui se transforment en petits paradis verts pour le plus grand bonheur d'un urbanisme et de ses habitants qui s'en approchent souvent.
En ces lieux paisibles,  j'y accède sans hâte, puis je ferme les yeux en songeant à ceux qui les ont créés et certaines fois, je m'arrête volontiers au cœur
 de l'un d'eux, pour respirer leurs parfums, lire leurs couleurs, comme ici, à Vierzon, le temps d'un week-end estival.

 

 


Square Lucien Beaufrère
Un  jardin situé sous le signe de la Paix...

Ce vaste ensemble paysager est nommé Square Lucien Beaufrère en hommage au Maire de Vierzon Ville (1929-1935).
Les Vierzonnais l'ont baptisé également "Jardin de l'Abbaye" en raison de sa localisation sur les anciennes terres de l'abbaye bénédictine de Saint-Pierre (actuellement Hôtel de Ville, bâtiment remanié.

Il s'agit en fait d'un jardin de style Art Déco, caractérisé par des formes géométriques (lignes droites, courbes, colonnes) et l'utilisation des avancées technologiques et de matériaux issus de l'ère industrielle (ciment armé, céramique, ferronnerie, électricité...)
Le jardin est entouré par l'Yèvre, cours d'eau naturel, ainsi que le Canal de Berry, ouvrage créé par l'homme. Un architecte inspiré, Eugène-Henry Karcher et statuaire originaire d'Angers (1925-1935), créa ce remarquable espace végétal).
 


Le Monument aux Morts

C'est l'élément principal du jardin. Ce Monument a été inauguré une première fois le 11 novembre 1933. Côté donnant sur le bassin, tout en haut, à travers la Berrichonne, Karcher a voulu rendre hommage à toutes les femmes qui ont tenu un rôle très important pendant la guerre. Elles ont remplacées les hommes au foyer et à l'usine. De part et d'autre, plusieurs figurines, au centre, deux athlètes tentent de refermer une dalle derrière laquelle se trouve un glaive. Sur le bas-relief droit, ce sont les familles qui viennent se recueillir sur les tombes. On n'aperçoit que des femmes et des enfants et des personnes âgées. Ils tiennent à la main des roses. Ce bas-relief est négatif : il met en scène le malheur et la mort.


 

 

Il fit appel aux entreprises et à la main d'œuvre locale :

* Charbonnier pour la ferronnerie
* Dembac pour les carreaux
* Karcher réalisa les sculptures sur place.


Avec de nouvelles élections, c'est Lucien Beaufrère, Maire de Vierzon-Ville, de 1929 à 1935, qui dirigea tous les travaux.

C'est un jardin de savoir-faire. Autrefois, une lois obligeait chaque commune à ériger un monument aux morts en souvenir de soldats morts pendant la 1ère guerre mondiale (1914-1918).
Le Maire de l'époque, Émile Péraudin, lança un concours pour la réalisation du Monument. C'est Eugène-Henry Karcher qui gagna le concours et réalisa l'ensemble du jardin.