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de
DREVANT

Au coeur du circuit
Des châteaux du Centre de la France


 


Après la visite des curiosités et châteaux voisins, c'est un retour en arrière qui attend le visiteur à Drevant, haut lieu de rassemblement des populations gallo-romaines, comme en témoigne l'amphithéâtre, arène et autres vestiges du sanctuaire et du temple.
 

 

 

L'amphithéâtre

Le Berry est pourvu de vallées qui ont attirées de nombreuses migrations de troupeaux puis des hommes dès les plus hautes époques.
En notre région, les premières traces isolées remontraient à plus de 20 000 ans avant notre ère. Le site organisé le plus ancien de la région, situé sur le proche "Grand Tertre" à Saint-Amand-Montrond. Ainsi, les collines sont occupées au sommet du Grand Tertre, à l'age des métaux, très mal connu, faute de fouilles archéologiques sur le site.

Au "Camps de César, sur la commune de La Groutte, face à Drevant, de l'autre côté de la vallée du Cher. Avec son oppidum (une fortification naturelle) de plus de 4 ha. Dans le bourg de Drevant, les traces d'occupation les plus anciennes proviennent de la tribu celtique des Bituriges, avec comme capitale Avaricum, aujourd'hui Bourges.

 


Le nom même de Drevant, d'étymologie celtique, Der (le Chêne) et Vaen (beaucoup) interprété "Le Bois des Chênes", tendrais à faire penser à l'existence d'un lieu de rassemblement religieux sur ce site d'arbres sacrés, même si aucune trace archéologique précise n'en a encore été trouvée.

Après la conquêtes, les Romains bâtirent "un sanctuaire rural" en pierre composé d'un édifice de spectacles dans lequel se déroulaient probablement des spectacles à vocation religieuse, des thermes doubles et donc d'un sanctuaire, grandiose ensemble monumental dépourvu de toute urbanisation, seulement desservi par la proximité de deux voies romaines, de chaque côté du Cher, menant de Bourges à Clermont-Ferrand. L'édifice de spectacle, avec ses importants vestiges, est connu depuis la plus haute époque. La gravure la plus ancienne le représentant, réalisé par C.Chastillon, topographe et ingénieur du roi Henri IV, vers 1615, montre les vestiges de pourtours plus impressionnants encore et aujourd'hui en grande partie disparus. Laissé un temps à un complet abandon, il servit de dépotoir aux populations locales. L'édifice fut entièrement nettoyé par une équipe de bénévoles dirigée par le Musée Saint-Vic de Saint-Amand-Montrond, durant les étés 1976 et 1977.

 

Seulement un peu moins de la moitié de l'édifice est actuellement visible, la majeure partie incluse dans une clôture, mais la présence du haut mur à l'extérieur côté nord montre son importante extension, alors que d'ultimes murs passent encore au-delà, sous les bâtiments actuels. En fait, ils occupent l'essentiel de l'emplacement du sommet de l'édifice. Comme cette extension est intégralement conservé côté ouest, cela suffit pour préciser sa structure globale.

Ainsi, il s'agit d'un édifice dit "mixte", spécifique au territoire celtique, et même l'un des rares représentants des théâtres à arène. Avec un diamètre de 85 mètres, le théâtre de Drevant se place parmi les édifices de taille moyenne. Les parties spécifiques de l'amphithéâtre sont situées au centre de l'édifice : il s'agit d'une arène de forme circulaire de 27 m de diamètre, bordée par haut mur de podium de grès blanc atteignant plus de 2 m de hauteur, qui protégeait les spectateurs lors des combats dans l'arène.


Les thermes

Jouxtant le théâtre, il existait deux établissements de bains, très voisins dits thermes doubles, l'un probablement réservés aux hommes et l'autre aux femmes. Ils furent découverts par hasard, lors des travaux de terrassement du Canal de Berry au début des années 1830. Dégagés à partir de 1834, ils furent ensuite entièrement recomblés afin de permettre leur complète conservation en l'état et l'accès en est encore totalement impossible.
Du premier, on ne peut voir le sol, dans le terrain communal en herbe, joutant le théâtre. Le second, très vite oublié des populations locales, à été recouvert vers 1860 par l'école communale  et ainsi plu rien  n'en est repérable.

 

 

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