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Quant à Sainte-Sévère qui a donné son nom au
village Indrien, c'était une jeune abbesse venue de Trèves en Allemagne au
7 ème siècle, fonder ici un monastère de femmes. Il n'en reste rien mais
une croix, à l'intersection des routes du Brolet et de Champeroux, en
rappelle le souvenir.
Selon la tradition, en 625, l'archevêque de
Bourges rencontra Modoald au concile de Reims. Il lui demanda des
religieuses. Sévère vint elle-même et fonda un couvent, sous le patronage
de Sainte-Gemme, près du ruisseau des Palles, qui vient de Vijon. Après
six mois, elle retourna à Trèves. Elle y mourut, mais son corps fut ramené
en Bas-Berry par des pèlerins. Après avoir été perdues, ses reliques
furent miraculeusement redécouvertes au 13e siècle par l'archevêque de
Bourges Philippe, grâce à une pierre qui se détacha de la voûte pour
indiquer au prélat le lieu de la sépulture. Elles sont encore présentes
dans l'église. Le grand pèlerinage de déroule le week-end de l'Ascension.
On priait la sainte particulièrement contre la peste, la sécheresse et les
intempéries. Pour plus d'efficacité, on se rendait parfois jusqu'à
Vaudouan.
En 1777, le Vicomte Pierre de Brosse entreprit
la construction d'un nouveau château, qui est actuellement une résidence
de séjour temporaire pour personnes âgées ou convalescentes.
Au XIIIe siècle le château fort et la ville
médiévale entourée de remparts constituaient une citadelle avancée dur
Berry sur la frontière du Limousin. Durant la guerre de Cent Ans, la ville
tomba aux mains des Anglais et fut reprise par Dugesclin en 1372.
Sainte-Sévère ne présente pas de monuments
historiques prestigieux, mais des édifices plus modestes méritant le
détour : vieux château et sa tour scindée en deux, églises anciennes,
sites boisés, étangs et moulins.
Une terrasse offre de belles vues sur la
vallée de l'Indre. Sur la place du marché, les vielles halles, face à la
porte du XVe, datent du XIIe siècle.
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