Sur les pas des pèlerins


 

Voici brièvement  quelques étapes à découvrir...
 

Cathédrale Saint-Étienne à Bourges
Abbaye cistercienne de Noirlac
Saint-Hector de Corlay vers La Châtre
Église de Lourouer-Saint-Laurent
Église de Nohant
Abbaye cistercienne de Varennes
Basilique de Neuvy-Saint-Sépulchre


 

 

"La longue marche spirituelle"

A la croisée des chemins, l'héritage de Compostelle passe en Berry. Le territoire possède en effet des villes d'art et d'histoire telles que Bourges, Saint-Amand-Montrond, La Châtre, Déols, Cluis. Deux grandes voix Jacquaires traversent le territoire Berrichon jalonné de sites paysagers et patrimoniaux. La réflexion nourrit l'espoir, et au départ du Cher, nous gravitons sur de longs sentiers berrichons ponctués de monuments touristiques et autres symboliques sacrés, classés Patrimoine de l'Humanité.

Sur ce cheminement légendaire s'opère, au rythme de nos pas, une lente remontée vers le temps... Avec le chemin de Saint-Jacques comme fil conducteur, nous relisons la formidable aventure des pèlerins d'autrefois. Un guide invisible, et pourtant bien réel, sait nous révéler ces trésors architecturaux. Nous marchons légers, sans nous soucier de nos bagages... allant vers l'Essentiel...

Dès la découverte du tombeau de l'apôtre Saint-Jacques par l'ermite Pelayo (guidé par un champ d'étoiles ou campus stellae), au lieu dit Iria Flavia sur les côtes galiciennes, le Pape Théodomire reconnaît officiellement la dépouille de Saint-Jacques. Il fait ériger une cathédrale sur le site qui deviendra la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle, désormais lieu de pèlerinage. Durant le Moyen-Âge, la dévotion des populations et la coutume du pèlerinage sur les lieux saints, encouragent riches et dévots à prendre la route.
Les pénitents sont condamnés à rechercher leurs fautes, en pérégrinant. Les nobles envoient leurs serviteurs accomplir les
vœux
de piété.

L'histoire du pèlerinage sera marquée par des étapes successives de déclin et d'intérêt.
Aujourd'hui, le phénomène de Compostelle est indéniable. Les pèlerins sont chaque année de plus en plus nombreux à parcourir les différents chemins, de nationalités diverses. Ils sont motivés par la foi, l'exploit sportif, en quête de spiritualité, via la recherche de Soi et de l'Autre.
À pied, à vélo, ils traversent le Berry, Bourges, Saint-Amand, Neuvy-Saint-Sépulcre, Crozant, découvrant les joyeux de l'art Roman et de sites hospitaliers. Le F.J.T de Saint-Amand-Montrond est placé sur l'étape Jacquaire.

cathédrale de Bourges


 


Abbaye cistercienne de Noirlac

" Un parcours spirituel et culturel incontournable"

Recueillie dans un environnement naturel où le silence et l'harmonie se côtoient, l'abbaye de Noirlac et son histoire prennent naissance en l'an 1150. Magnifique exemple de l'architecture cistercienne, d'où ombre et lumière s'unissent pour recréer l'alchimie en la mémoire de ce qui fut l'idéal religieux des disciples de Saint Bernard, en ces hauts lieux de silence monastique, pénétrant et imperturbable, au cœur d'un jardin en lequel le temps semble ne pas avoir de prise et où flotte un profond sentiment religieux.

Le site de Noirlac demeure aujourd'hui un parcours spirituel, initiatique et culturel incontournable, placé sur l'itinéraire du remarquable patrimoine religieux  en Berry, mais aussi une des étapes de la Route Jacques-Cœur.
Cet idéal religieux mentionne également des préceptes essentiels qui sont l'offrande, la construction, l'obéissance, l'humilité, la continence et la théorie des trois ordres , dont l'un d'eux figure la Charte de charité d'entraide et de services entre communautés monastiques.

 



 

Lourouer-Saint-Laurent

 

 

 

L'église de Lourouer-Saint-Laurent mérite l'attention du visiteur. Son curieux édifice avec son vieux puits attenant, son ensemble de chapelle latérales voûtées sur croisées d'ogives, son clocher protégé à la base par le proche du XVIIe siècle, abrite un bel ensemble de fresques des XI, XII et XIIIe siècles.

Si l'on y retrouve les thèmes traditionnels tels que la Vierge à l'Enfant, le repas chez Simon le Pharisien, la Crucifixion, Saint-Michel terrassant le dragon, vous y découvriez une scène peu courante en Berry, et tirée de la légende de Saint-Nicolas : le Bon saint délivrant les enfants du saloir.

Cette église Indrienne est située en Vallée Noire.

 

 

Édifiée d'une sobre beauté, fondée en 1150 par saint Bernard qui se voit soutenu dans son œuvre par les comtes de Charenton-du-Cher,  c'est plus tard en 1136 que des moines venus de Clairvaux s'installent en la région. Ils y développent la pensée de l'Ordre de saint Bernard (1090-1153) prônant le charisme cistercien : un style de  vie simple, fait de détachement face à la matérialité et aux plaisirs pour assurer son salut, fait de relations aux autres tout en restant au retrait du monde, une approche au travail quotidien, au labeur, à la prière, psaumes et homélies, pour trouver une harmonie et un équilibre avec notamment, le travail d'écriture, d'enluminures et de scripts exercés de façon régulière. C'est aussi l'une des pratiques de l'art cistercien.

 


 

Rotonde de la basilique
Neuvy-Saint-Sépulchre


 

Le "H"de Neuvy-Saint-Sépulchre et intentionnel. Il s'agit d'une tradition fixée par des clercs médiévaux, qui, par une sorte de jeu de mots, établissaient une relation entre le "sépulcre" et l'adjectif latin "pulcher" (beau) pour signifier la splendeur du tombeau du Christ.

Si la solitude vous pèse, poussez les portes de la très belle basilique de Neuvy dans l'Indre. C'est l'occasion de découvrir, redécouvrir son patrimoine spirituel.

Le 15 Juillet , Eudes de Châteauroux envoyait de Viterbe en Italie aux chanoines de Neuvy-Saint-Sépulchre, quelques gouttes du "Précieux sang"  et un fragment du tombeau du Christ. Pour comprendre cette dévotion, il est nécessaire de rappeler que l'arrivée du "Précieux Sang" à Neuvy, coïncide, dans l'histoire du catholicisme, avec l'apogée du culte  eucharistique, laquelle est basée sur la vénération du corps et du sang du Christ : adoration du Saint-Sacrement, naissance de la Fête-Dieu etc...

Les célébrations se faisaient entre deux pôles :

* la rotonde, à l'Ouest,  était le cadre de rites pénitentiels (lieu des ténèbres) où étaient évoqués la Passion du Christ, sa mort, son sépulcre.

* à l'Est (lieu de la Lumière) où était célébrée l'eucharistie et proclamée la Résurrection.

 

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