Moulin à vent...

 

lls  ont quelque chose de mythique. Les moulins à vent, dont quelques exemplaires sont encore préservés aujourd'hui, furent les premières machines à énergie gratuite et contrôlée. On n'a jamais fait mieux !

Plus que l'eau, le vent se trouve partout, simplement, il est bien moins fiable qu'elle, attendu que le vent est capricieux. Orienter les aies du moulin à vent, est une opération plus délicate et plus difficile que de lever une vanne.

Le cliché illustre un moulin-tour, cylindrique en dur (tuffeau ou granite).
Le chapeau d'une couverture conique peut être plus ou moins accentuée, souvent en bardeaux de châtaigniers, ardoise ou tuile. Dans un moulin-tour, seule la calotte qui porte les ailes, est mobile. Il repose sur un chemin dormant, sur lequel il glisse. Pour présenter les ailes face au vent, le meunier le man
œuvre  d'en bas, au moyen d'une longue queue solidaire de la charpente tournante.
 



 

Moulin à eau...


L
'eau est abondante sur notre territoire, et elle se présente via les rivières, les sources, les ruisseaux. Cette énergie naturelle est gratuite, et est utilisée pour actionner les roues à aubes, comme le montre la photo. Cette route, à sont tour, anime n mécanisme qui entraîne des appareils à fonction multiple. Voir plus loin dans ce chapitre (produits de l'artisanat et leur fabrication). Les moulins à eau, dans leur forme la plus ancienne sans approvisionnement à multiples niveaux, attirent les peintres romantiques... tout autant que les agriculteurs.


Une roue à aubes peut également jouxter le pignon du moulin, ou bien, il peut s'agir d'un moulin-terrier, mais en Berry, je n'ai pas eu le plaisir de rencontrer ce type de moulin. En fait, il s'agit du positionnement de la roue à aubes en transversale sur une rivière ou un cours d'eau, mais bien davantage construit sur une digue, d'où leur nom de "moulin à marée".

 


 

 

Dans la typologie des moulins, s'ajoute les différents types de roues.
La roue est le moteur du moulin à eau, et pour exploiter l'énergie de l'eau, il faut évidemment la diriger vers la roue motrice qu'elle doit mettre en mouvement, soit par son poids ou via la matière dont elle en frappe les aubes (ou pales).
La position des roues varient, soit horizontalement ou soit verticalement, mais généralement, la roue est positionnée à la verticale.

Lorsque la roue est horizontale, elle est placée de sorte qu'elle se prenne sous un bâtiment percé d'arches, afin de permettre le passage de l'eau. Aussi, on ne la verra généralement pas ou mal, de l'extérieur. A l'intérieur du moulin, des ouvertures sont ménagées dans le plancher , afin que le meunier puisse en vérifier son fonctionnement. Elle tourne au fil de l'eau et sous le jet d'une conduite forcée. C'est davantage vers le tiers-sud de la France que l'on trouve se type de roue.


Pour ce qui est d'une roue verticale

* Roue en dessus : l'eau arrive d'en haut par un petit chenal et remplit les augets qui provoque la rotation de la roue par le poids de l'eau.

* Roue en dessous : l'eau libérée par la levée d'une vanne, pousse les pales (ou aubes) par le bas.

* Roue de poitrine et roue de côté : l'au vient frapper la roue légèrement au-dessus de son axe ou légèrement au-dessous.
 

Le mécanisme intérieur

En fait, une roue verticale est couplée à un grand rouet denté qui s'engraine sur la lanterne (renvoi d'angle composé de fuseaux). Celle-ci est monté sur un axe en fer qui traverse une meule dormante et vient s'enfourcher sur l'anille (pièce de fer en forme de croix et qui est scellée à la meule). Ce système de renvoi d'angle transforme ainsi le mouvement vertical en mouvement horizontal.

 

 

 

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