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Moulin à vent de Villiers
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Les moulins à vent furent les premières machines à énergie gratuite et contrôlée. En fait, on n'a jamais fait mieux! Les moulins à eau, dans leur forme la plus ancienne sans approvisionnement, à multiple niveaux, attirent les peintres romantiques... tout autant que les agriculteurs. Généralement, les sites y sont particulièrement agréables, bien que pas toujours d'accès facile et cependant, se sont tous des édifices à admirer, au coeur de scènes champêtres. Les moulins à vent sot d'un ingénieux mécanisme. Revenons simplement sur les ailes. Celles-ci ne sont pas entoilées mais le charme n'en ai pas moins resté intact. Les ailes de moulins pouvaient avoir jusqu'à 12 m de diamètre, ce qui sommairement représente la hauteur d'un immeuble de quatre étages... Puis en 1845, Berton inventa un système à planches orientables. A partir de cette époque, de nombreux moulins seront équipés de ces systèmes, car la puissance éolienne qu'ils permettaient de développer était étonnante : convertie en mesures actuelles, elle équivalait à 2250 kilogrammètres pour 62 m2 de surface de voiles.
* Quand les ailes étaient autrefois en "jambe de chien gauche" (inclinées à 30° sur la verticale), il fallait traduire : "allez cacher vos femmes et dispersez vos troupeaux, l'ennemi arrive". Jambe de chien à gauche ou venante, il s'agissait d'heureux évènements dans la famille du meunier. * La position "jambe de chien à droite" ou portante annonçait un deuil dans la famille du meunier. * En position de "quartier" ou croix de Saint-André, et fleuries aux extrémités, cela voulait dire "mariage dans la maison". * Les ailes disposées en croix verticale et horizontale indiquaient "Abandonnez vos terres on a besoin de vous" * La position dite "bout au pied' ou croix grecque, c'est la position repos pour une courte durée (voir la photo en haut de cette page). Le plus souvent, le meunier mettait les ailes en position de Croix de Saint-André afin d'éviter une déformation de leurs vergues. Or des périodes de vent, les ailes étaient tournées à l'aide de l'âne de service, ceci pour que les tensions restent les mêmes sur les quatre branches.
Le moulin à vent aurait été inventé en
Perse au VIIe siècle, il
n'apparut dans notre pays que beaucoup plus tard et son utilisation au
coeur de la France ne daterait que du XIIe siècle. Dans le haut Moyen-Âge,
seuls les seigneurs et les abbayes ont la possibilité de construire un
moulin et toute la communauté rurale va en bénéficier. Toutefois, il
exista des petites meules clandestines qui évitèrent le paiement de la
redevance... Pays d'agriculture et d'élevage, producteur de blé et riche de la laine réputée de ses moutons, le Berry dispose très tôt de moulins à eau et à vent indispensables pour mettre en oeuvre ses matières premières. On sait qu'en 1012, le vicomte de Bourges accorde deux moulins à eau à l'abbaye de Saint-Ambroix, dont un à Taillegrain, non loin du futur hôpital général; les Moulins Le Roy sont construits au cours du siècle suivant. Le Berry dispose d'une grande densité de cours d'eau et on peut estimer au début du XVIIIe siècle, à près d'un millier le nombre de moulins à eau, alors que les moulins à vent sont estimés à plus d'une centaine sur l'ensemble de la région. |