Un peu de lui...

 

Or, il  y a dans notre vallée un joli moulin qu'on appelle Angibault, dont je ne connais pas le meunier, mais dont j'ai connu le propriétaire.
 

C'était un vieux monsieur qui avait laisser croître autour de ses écluses tout ce qui avait voulu pousser : l'aune et la ronce, le chêne et le roseau.

La rivière abandonnée à son caprice s'était creusée, dans le sable et dans l'herbe, un réseau de petits torrents qu'aux jours d'été, dans les eaux basses, les plantes fontinales couvraient de leurs touffes vigoureuses".

George Sand.

 

 

Visiteur de ce site, connaissez-vous un peu de son histoire, de son environnement ?

Au miroir de son temps, le moulin d'Angibault est un moulin écrit par George Sand et achevé le 27 Août 1844. Le 21 Janvier 1845, la publication du feuilleton subitement devenu " Le Meunier d'Angibault" George Sand sait qu'elle doit remettre le roman le 15 Septembre 1844. Elle se met à l'ouvrage quatre à six semaines plus tôt, et n'éprouve pas la moindre crainte d'une éventuelle page blanche : s'assoit à sa table de travail tard dans la nuit, quand la maison silencieuse semble déserte, et elle écrit avec la rectitude et la sérénité d'un paysan qui laboure.

Le moulin d'Angibault date de la fin du XVIIIe siècle, et son histoire s'énonce comme suit :

* 1419, louis de St-Julien, chevalier seigneur d'Angibault et de Veniers.

* 1473, on dit que le moulin était flanqué d'une tour carrée (peinture au Musée de la Vie Romantique à Paris) et que lors d'un duel entre seigneurs, Louis de Saint-Julien a perdu le duel, il a perdu sa tour.

* 1617, Charles de Barbançois, seigneur de Sarzay, en était propriétaire.

* Début du 19ème siècle : la famille Yvernault et ce moulin, ainsi que son farinier, passèrent à la postérité. Louis Yvernault dit le "Grand Louis", meunier de son état, devint sous la plume de la Bonne Dame de Nohant (George Sand) le "héros" d'Angibault.

* 1958 , cessation définitive d'activité, fermeture du moulin.

* 16 Janvier 1990, acquisition du moulin par la commune de Montipouret.

* 1997 , remise en fonctionnement des meules, après restauration complète du moulin.
Depuis, la commune à confiée l'animation du moulin à l'Association des Amis du Moulins d'Angibault (l'A.D.A.M)


 

Son environnement

Le site du moulin d'Angibault est au coeur d'une prairie de 7 ha, parsemée de chênes centenaires autour de laquelle coule paisiblement la Vauvre. Une allée baptisée "l'Allée des Chênes", celle qu'elle empruntait lorsqu'elle voulait se rendre à Sarzay, traverse cette prairie.

La Vauvre est un affluent de l'Indre, elle alimente le bief d'amont qui permet à la roue de tourner. Cette rivière, fin du XVIIIème, permettait le fonctionnement de 22 moulins bâtis le long de ses 24 km de rives. Angibault en est le vingtième. Plus en amont, deux pelles, qui, grâce à un système d'ouverture, permet d'amener l'eau jusqu'au bief. Dans sa partie technique, l'eau va frapper la première aube qui sort de l'eau, et c'est d'ailleurs la force de l'au qui fait tourner la roue, laquelle à un diamètre de 4,90 m et comporte 32 aubes.

 

 

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