Le plan type

d'un Moulin à vent   

 

 

1 - Chapeau

Il désigne le toit, ou la calotte d'un moulin à vent. Dans le cas du moulin à tour, il est mobile et glisse sur un chemin dormant (voir glossaire). Celui-ci est soit une sorte de rail en bois, ou bien un système formé de patins glissant dans une entaille creusée dans la pierre du corps du moulin. Pour résister aux vents violents, le chapeau conique ne déborde pas de la tour.
 

2 - Fût

C'est le nom donné à la tour qui constitue le corps du moulin.
Elle peut être cylindrique, forme la plus ancienne et la plus répandue dans toute la France. La forme tronconique est généralement du XIXe siècle, avec à l'intérieur un plus vaste espace de travail destiné à recevoir plusieurs paires de meules. Elle peut être aussi polygonale, souvent à huit côtés.
 

3 - Queue

Aussi appelée guivre ou gouvernail, cette longue tige de bois, solidaire du chapeau,  permet au meunier d'orienter les ailes face au vent. Au fil du temps, elle a pu être remplacée par un système de chaîne sans fin, agissant par un jeu de  oignons sur une crémaillère, ou par une manivelle fonctionnant sur le même principe.

 


Détours en France - Mars 2006 - N° 104

4 - Ailles

Elles sont quatre et constituent le moteur du moulin à vent. Chaque aile est composé d'un axe médian, la vergue, qui supporte des barreaux transversaux. Sur cet ensemble, le lattis, on tend les toiles, deux par aile, en lin ou en chanvre.
 

5 - Arbre-moteur

Cet axe en bois, élément essentiel du moulin, transmet l'énergie diffusée par le mouvement des ailes aux meules, grâce à un système d'engrenage. La tête de l'arbre est traversée par les vergues des ailes.
 

6 - Rouet

Il s'agit de la partie de l'arbre-moteur, cette grande roue dentée qui est située sur le même plan que les ailes. Au contact de ses dents en bois appelées alluchons, elle entraîne un engrenage horizontal : c'est le système du renvoi d'angle.
 

7 - Lanterne

Appelée aussi pelote ou fusée, elle est constituée de deux plateaux circulaires en bois, reliés par sept ou neuf fuseaux, et transmet le mouvement du rouet aux meules.

 

 

 

8 - Meules : Elles fonctionnent par paire. La fixe est nommée "dormante" ou "glissante" en dessous, la mobile "volante" ou "vivante", au-dessus.

9 - Gros fer : C'est l'axe métallique, solidaire de la lanterne. Il transmet le mouvement à la meule mobile, quand il n'y a qu'une paire de meules, ou au hérisson, une grande roue dentée qui sert d'intermédiaire quand il y a plusieurs paires.

10 - Trémie : Placé au-dessus des meules, ce gros coffre en bois en forme d'entonnoir, contient les grains avant qu'ils ne s'écoulent pour être broyés.
Il est équipé d'une clochette qui tinte pour avertir lorsqu'il est presque vide : les meules ne doivent jamais tourner à sec.

11 - Blutoir : Un grand moule tapissé de soies, les laizes dans lequel la farine et le son sont tamisés pour être triés au sortir de la meule.

12 - Goulotte : Il s'agit d'un tuyau de bois par lequel s'écoule la farine jusqu'au rez-de-chaussée, où le meunier la met en sacs.


 

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