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Le
moulin des ménages qui avait l'avantage de moudre chez soi et à la
demande, la farine dont on avait besoin. Il offrait le privilège de se
passer des services du meunier, ainsi que de l'impôt auquel il était
soumis : la banalité qui a subsisté jusqu'à la Révolution. |
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Moulin préhistorique Dès qu'il y a eu des hommes sur terre, il y a eu des moulins :
* 1er homme, homme préhistorique composé d'une pierre plate et d'un galet qui permettait d'écraser les graines ramassées dans la nature.
Moulin gallo-romain
Deux meules circulaires, environ 80 kg les
deux.
Moulin romain Pour éviter une telle fatigue, les romains ont attelé au palonnier de leurs moulins, bêtes et esclaves. Les uns tiraient alors que les autres poussaient. Les meules pouvaient mesurer jusqu'à six mètres de diamètre. Il subsiste des vestiges de ces moulins de torture à Pompéi en Italie. Ce n'est qu'au IV e siècle que les moulins à eau et à vent sont apparus en Europe. Il a fallu attendre le IXe siècle pour que les seigneurs et le clergé construisent les premiers moulins à fours "Banaux" : nom issu de la taxe dont était redevable chaque meunier exerçant.
La banalité Dès l'époque mérovingienne, les moulins tombent sous le coup de la loi salique : cette loi germanique, sorte de Code pénal et civil établi au IV et Ve siècles, considère que le moulin appartient au propriétaire d'un grand domaine, châtelain ou abbaye. Dès le Xe siècle, les seigneurs et les abbés s'appuient sur cette loi pour récupérer la manne que représentent les moulins, presque tous à eau. Leur argument est le suivant : seuls les propriétaires des cours d'eau non navigables ont le droit d'en utiliser l'eau. Ils font donc construire de nombreux moulins, et le fonctionnement est confié à un meunier. Les personnes qui viennent moudre au moulin, paient un droit, appelé le "droit de mouture", qui peut aller jusqu'à un dixième des céréales : le moulin est dit "banal" tout comme l'est à l'époque le four à pain, c'est-à-dire qu'il appartient au ban, la circonscription d'un suzerain.
Au XIIe siècle, certains villageois se rebellent devant l'obligation de s'acquitter du droit de mouture. L'idée naît d'utiliser la force du vent, en s'inspirant des moulins ailés vus par les croisés en Terre sainte. Le vent est une force de la nature qui n'a pas de maître : "Nul ne peut interdire à personne l'usage du vent", comme l'énonce un édit de l'époque. A l'origine, le moulin à vent s'affirme donc comme une opposition au système féodal traditionnel. Mais avec le temps, certains moulins à vent deviennent aussi banaux.
En 1793 :
En 1840 :
En 1889 :
En 1920 et suite :
En 1935: |
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Autrefois, les travaux des champs étaient tous réalisés manuellement. Épervier :
Voilà maintenant le meunier braconnier ! Cette réserve n'étant pas méconnue de tout le monde, était tolérée de certains, notamment de la marée chaussée, qui ne perdait pas l'occasion de venir signifier au meunier qu'une plainte de plus venait d'être portée à son encontre. Et, comme par enchantement, l'épervier s'ouvrait, quelques truites changeaient de filet, afin de finir "meunières" (d'où la vraie expression de la truite meunière) dans les assiettes des gendarmes et ainsi, l'incident était clos.
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