L'intérêt des Peintures Murales 


À quoi servent-elles ?
 

Il se peut qu'elles servent notamment à cacher les pierres, tout en les protégeant, surtout lorsqu'il s'agit de pierres friables, poreuses ou éventuellement gélives. Le second intérêt que l'on peut leur accorder est de nature plus spirituelle, qui se situe peut-être au registre du sacré, et pour la gloire de Dieu, en édifiant quelque chose de grand, quelque chose de beau.

Aussi, le commanditaire de l'époque à peut-être souhaité faire offrande au Seigneur, et qu'au travers de cette offrande, il a préparé son âme à un au-delà meilleur... De fait, retrouvons-nous l'essentiel d'une littérature romane riche de symbolisme et d'art enseigné sur la pierre.

 

 

 

 

 

 

 



Grâce à la présence locale d'ocre
 

De nombreuses églises abritent des peintures murales du XIIe et XIIIe siècles, témoignages des modes de vie et de croyances des époques auxquelles elles appartiennent.

L'église de Brinay garde dans ses murs les cènes Bibliques.
On s'en approche, on les découvre, on les observe, elles nous parlent, elles nous inspirent, elles nous pénètrent...

 

Selon le descriptif, réalisées aux XI et XIIe siècles, les fresques de Brinay ont été signalées en 1877, par Buhot de Kersers : "il signala sur le mur Est de l'église des peintures avec des scènes à personnages entourées de bordures droites rougeâtres, qu'il pense être du XVe siècle.



"Le Baptême du Christ "

"La Tentation du Christ dans le désert "
 

 

 

L'atelier de Robert Bodouin à restauré les fresques en 4 campagnes de 1976 à 1992;
Cette restauration est donc achevée.
La déontologie de la restauration des peintures murales, définie par la charte de Venise en 1964, tient pour essentiel de respecter et de conserver la peinture originale. C'est pour cette raison que les lacunes, notamment celles du mur nord, correspondant à une perte définitive du décor, resteront lacunes. Les repeindre serait pure invention, et donc trahison de la peinture originale. En effet, lorsque vous orientez le regard en direction du mur nord, comme nous, un certain temps vous sera sans doute nécessaire pour reconstituer un morceau de scène biblique manquant.

La Fresque à Brinay...

La simplicité du plan a fourni à l'artiste de grandes surfaces planes qui correspondent à la nécessité technique de rapidité. On ne détecte pas les joints verticaux dans le travail. Le registre inférieur est en supérieur sur le registre supérieur.
Les pigments suivant ont été identifiés : ocre rouge, ocre jaune, terre verte et blanche, vert à base de cuivre, noir de charbon et minium devenu noir par oxydation (se souvenir qu'il y a des gisements d'ocre proche : Coulanges à Brinay et à Saint Georges sur la Prée).


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Explication depuis le Forum
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Parcours de l'Ocre

 

 

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Selon l'orientation de la lecture

Les peintures du chœur illustrent  "la Vie silencieuse du Christ" de l'Annonciation au premier miracle de Cana. L'épisode que le peintre, seul  dans toute la peinture romane, place face aux fidèles, sur tout le registre supérieur, est Le massacre des Innocents.
A gauche, le Roi en majesté tend le glaive aux chef des bourreaux qui, brutalement, saisit la lame à pleines mains, derrière lui, les tueurs ; une femme retient sur sa poitrine un enfant qu'elle allaite.
Le corps des enfants massacrés sont traités avec pudeur, sans détails violents ou réalistes.

 

Le niveau supérieur illustre
"le Massacre des Innocents" ordonné par Hérode.


La scène est présentée en deux phases

 

 

 

Autour de ce sujet,
la Vie du Christ se lit de gauche à droite

 

Partant de la gauche du Chœur, et sur le niveau supérieur du mur Nord, la scène de  l'Annonciation.
À ce niveau, et placé sous le signe de l'embarras à identifier... La scène fait partie de la liturgie, toutefois, même les connaisseurs auront du mal à la distinguer, tant c'est très effacé. En effet, les peintures  sont trop endommagées pour reconnaître la Vierge auréolée, et plus encore, le geste de ses mains qui traduit l'acceptation. L'ange qui la salue plie le genou devant elle.

La visitation est symbolisée par Elisabeth et la Vierge s'étreignant.
La Nativité : La Vierge vêtue de rouge, est couchée dans un grand lit en forme de bercelonnette ; au dessus, l'enfant Jésus, dans une crèche de forme carrée, est réchauffé par l'haleine de l'âne et du bœuf ; Joseph est assis sur un siège carré.

La fidélité à l'évangile du déroulement des scènes permet d'imaginer les sujets, très effacés, du registre inférieur.

L'Annonce aux bergers montre un ange dans un halo qui parle à quatre bergers : l'un joue de la syrinx, l'autre souffle dans une corne pour rassembler les troupeaux représentés par deux chèvres affrontées.

Les Rois Mages à droite du mur Nord, se retrouvent sur les deux registres. Au registre supérieur, l'arrivée des mages ; au registre inférieur, le départ des mages. "Ils vinrent d'un côté et repartirent d'un autre pour éviter d'avoir à renseigner le tétrarque de Galilée". Sur leurs chevaux alternés blanc et alezan clair, richement harnachés, les rois astronomes sont vêtus de courtes tuniques. L'une des couronnes est ornée de fleurs de lys.

Sur le mur du chevet, sous le Massacre des Innocents, la Présentation de Jésus au Temple.
Joseph apporte deux tourterelles au grand prêtre : l'enfant Jésus est porté par el prophète Siméon à droite, la prophétesse Anne et la Vierge. De l'autre côté de la fenêtre, l'Avertissement de l'Ange à Joseph de fuir le Roi Hérode et Jérusalem.



"La Fuite en Egypte"

La Vierge est assise en amazone sur un âne
Elle porte l'enfant Jésus qui tend ses deux mains
vers l'avant. Joseph ouvre la marche.