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Église Notre-Dame
Il
s'agit d'un simple sanctuaire construit par l'hermite. Cette église
fut consédée à la fois à Gislebert, à Achard de Chaloxe à Guidon et
un prêtre qui se nommait Robert. Elle est abandonnée par Sarien,
frère de Sarlon et d'Achard. En 1075, avec le consentement de l'hermite,
la chapelle est donnée à l'abbaye de Saint-Sulpice qui établit un
prieuré, lequel sera placé sous l'invocation de Notre-Dame.

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Achères
Église et le Prieuré
XIII
D'après
une légende, Saint-Jacques de Saxeau aurait séjourné quelque temps à
Achères. En 1075, l'hermite nommé Gislebert y construit une
chapelle, dans un lieu appartenant à la seigneurie de Menetou-Salon.
L'abbaye de Saint-Sulpice y installe ensuite un prieuré entouré de
faussés et d'une enceinte dans laquelle le droit d'asile et de
franchise, tant au criminel qu'au civil, est en vigueur. Un document
de 1260 mentionne la présence de poteries près d'Achérias.
Il
existe en effet à
proximité un village appelé Les Poteries. Au XVIIe siècle, du fer
est fondu dans le village. Avec La Borne, Achères est sans doute,
sous l'Ancien Régime, un refuge de faux-soniers. Avant 1950, la
commune vit essentiellement de l'agriculture et de l'activité
forestière. Une douzaine de mérraindiers travaillaient le chêne pour
les tonneliers de Cognac et des environs de Bordeaux. A la fin du
XXe siècle, l'urbanisme s'est développé en lisière de la forêt de
Saint-Palais.
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Le prieuré
Communiquant à l'origine
avec l'église par une porte donnant dans la chapelle de droite, le
bâtiment abritait la demeure du prieur. A l'intérieur de l'enclos de
prieuré, s'exerçait autrefois le droit d'asile au criminel.
L'intérieur n'était pas destiné à loger des habitants, mais en 1447,
Charles d'Albert permettait aux religieux de Saint-Sulpice d'y
installer trois ménages à feu, qui exemptait de faire l"e gué en son
château de
La Chapelle-d'Angillon.
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L'autel
Il est daté de la fin du
XIe ou début du XIIe siècle. En pierre, sur une longueur 1m
62, il se situe dans l'église Notre-Dame. Probablement contemporain
de la fondation de l'église, cet autel est a la forme d'une table
portée par deux montants latéraux pleins, lesquels reposent sur une
autre dalle ou base. Lez travail de la pierre est assez grossier,
mais il s'agirait d'un monument antérieur à celui d'Avord, du XIIe
siècle, et à celui de Sainte-Solange, datant du XIIIe siècle. |
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