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S'habiller
et paraître...

Pour découvrir les costumes traditionnels

 

 



Tenues vestimentaires de la paysannerie
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Des tissus et des couleurs
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Vêtements de travail
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En costume de fête

Le costume féminin
 

 

 

Le port du costume relève à la fois de la Tradition, et de son identité à une région, à une culture, une terre.
Dans la société rurale, protéger le corps et communiquer avec l'extérieur demeurent les deux fonctions primordiales du vêtement traditionnel.
Les modes coutumières varient du bas en haut de l'échelle sociale : que de différences entre les tenues des journalières et celles des riches paysannes, entre les mises des artisans des bourgs et des cultivateurs aisés...
Si le vêtement apparaît comme un révélateur de la situation économique et du statut social de celui qui le porte, c'est aussi un moyen de communication transmettant des messages codés aux membres du même groupe social.
Outre la signification de l'appartenance à un espace géographique bien délimité, dont les modes vestimentaires diffèrent de la contrée voisine, ne serait-ce que par quelques détails (la façon de mettre la coiffe par exemple), le costume renseigne également sur l'intégration à une catégorie constituée par rapport aux différents âges de la vie. Ainsi, par des marques particulières dans son habillement, la veuve berrichonne signale-t-elle et affiche-t-elle son état.

 

Avant tout au service de l'apparence et portée en représentation, le costume de fête, quant à lui, contribuait à créer une véritable mise en scène de l'individu qui paraît et s'affirme au sein de la communauté villageoise et paysanne : les costumes berrichons et  d'époque 1900 illustre bien cela : bonnet carré du pays de la Châtre par exemple et le caraco s'orne de la croix de jeannette (symbolique du monde rural qui se protégeait, et qui ressemble fort à la croix de Saint-André).
 

Comment connaître le costume paysan en Berry ?
Outre les pièces de vêtements authentiques et authentifiées , les sources iconographiques, (les tableaux et gravures de Maurice Sand à Romagnési, de Guitton à Costard), des documents manuscrits, depuis le début du XIXe siècle illustrant le rôle et les fonctions du costume populaire dans les communautés berrichonnes.

Les écrits du préfet Dalphonse constituent l'une des premières études ethnographiques relative au costume de la province du Berry : " le vêtement est dans les campagnes partout à peu près le même : une culotte et un gilet de gros drap, communément de couleur chêne vert, un gilet de toile et un surtout de toile grise dont la trame est de laine noire, un large chapeau rabattu, des guêtres de toile, rarement des bas, de gros souliers ferrés; voilà le vêtement des hommes. Le vêtement le plus commun des habitants du Boischaut est le droguet.

Pour Saint-Hypolite qui visite la région de Bourges en 1839, "dans le Berry, la blouse blanche ou bleue (biaude)  est consacrée au travail, un grand chapeau de feutre noir à larges bords abrite de la pluie et du soleil, et les sabots sont chaussures habituelles".

                                                             La limousine
      
                                                              

La limousine

L'homme utilise aussi comme protection la "limousine de berger". Celle-ci apparaît pour la première fois dans les inventaires en 1832 0 Mareuil-sur-Arnon. Elle a été longtemps potée (sans doute après la Première Guerre Mondiale).

Le grand chapeau de paysan

Chapeau de feutre noir très bas, arrondi sur la tête et à très larges bords de 15 à 20 cm. Dans d'autre régions du Berry, on porte le chapeau à "barbotiaux" : un chapeau de feutre avec les bords moins larges, ornés de morceaux de velours attenant à la coiffe ronde de ce chapeau.

 

 

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