Concressault  ...
Le lavoir de la Mère-Dieu

Début du XVIIe siècle

Rue de la Mère-Dieu

 

Concressault possédait initialement deux lavoirs  à "ciel ouvert", alimentés par le même ruisseau, le Boulier. En 1832, un projet communal prévoit de cimenter les bassins et de les enfermer dans une structure en maçonnerie. Quelques années plus tard, les deux lavoirs sont construits presque à l'identique.

Le site est déjà méritant en lui-même par l'intérêt d'un patrimoine rural bien conservé et qui découle d'une légende celle de la Mère-Dieu. En longeant l'église Saint-Pierre, voici l'une des visites incontournables sur la commune de Concressault. Le lavoir possède une structure en brique enduite sur trois côtés, supportant une charpente apparente et un muret bas, percé d'une porte qui permet d'accéder au bassin. Le pignon nord est ouvert, laissant ainsi entrer la lumière.

 

 

Légendes de nos lavoirs Pays Sancerre Sologne...

"Du lundi au sam'di matin, d'un bout d'l'année à l'oûte , on était douze à quatorze femmes qui venaient au lavoir communal pour y laver ieu linge ou l'ceu que ieu patron y ieu avait confié.Chaque laveuse avait sa place attitrée, on arrivait en poussant not bérouette sur laquelle était posée én'lessiveuse dans laquelle el linge il avait bouillu. Et chacune des s'met à genoux dans son cabasson personnel, queque paillons y nous protégeaient les g'noux, et on s'mettait au travail avec not battoué et pi not brosse. Et que j'te tape et que j'te savonne, ma doué !.. L'patron y nous forunissait l'iau d'javel, un morciau d'savon d'Marseille pis en'boule de bleu pasque el'linge il tait rincé auqu'du bleu pour y enlever le jaune.
Et les langes allaient bon train, on s'racontait les potins du 'moment... Après on rentrait dans not logis et l'linge, on l'mettait à ch'cher d'iôrs ou dans les guerniers. Le sam'di après-midi, le Gustave Raffestin not garde-champêtre, y vidangeait le lavoir, et y frottait les bords du basin anqu'son balai en paille de riz"

 

Lavoir de la mère Dieu

Dans la cour de la ferme, l'Albertine et la Jeanne coulaient la buie dans un cuvier en bois pausé sur un trépied. Albertine était chargée de placer le cherrier, grande pièce de toile qui tapissait les parois du cuvier, et dans lequel elle avait mis de la cendre de la bois tamisée. Jeanne pouvait alors y déposer le linge sale, draps et torchons de la maison. Tout à côté chauffait l'eau dans une grande chaudière reliée au cuvier par une sorte de gouttière, que l'on nommait  "l'echnet".
 

 

Puis régulièrement toutes deux, à l'aide du pot à buie, récipient métallique  fixé à un long manche, versaient l'eau bouillante dans le cuvier.
Le mélange d'eau et de cendre faisait son office, et l'eau retournait à la chaudière par gravité. Une fois terminée elles sortaient le linge du cuvier, chargeaient lourdement leurs brouettes, et s'engageaient dans le chemin qui menait au lavoir.

Le Lavoir des Quatre vents, lui, fin du XVIIIe siècle, est une construction caractéristique avec ses murs en brique rouges.

 

 

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