Retour sancerre panoramique

 


Rue Porte-Vieille

Jadis le centre du quartier vigneron de la Cité.
Au numéro 6, vieux logis des Saint-Palais et Turpin, seigneurs de Vaufreland ( XVe siècle).

La Ruelle du Four conduisait jadis du quartier de Porte-Serrure et du quartier Saint-Père au four banal du Comté dans la rue qui porte ce nom.


Rue Serpente

De nos jours, cette rue est formée de deux parties rectilignes à l'équerre mais, "dans le temps", de la rue du Puy Poulton à la ruelle du Four, elle serpentait entre les maisons et les jardins.

Nous nous sommes trop approchés de l'église si bien que nous avons eu peu de recul pour photographier à partir de la Rue Basse des Remparts qui constitue la dixième étape de la visite. A l'origine, "Grande Rue Basse" puis "Rue des Religieuses" après l'installation, en 1698, du couvent Notre-Dame de la Miséricorde. La chapelle est construite au carrefour de cette rue et de la rue du Dogue.


De la Rue Basse des Remparts

 

 


N
e nous arrêtons pas en si bon chemin et poursuivons le parcours dans la rue du Vieux Prêche.
Cette rue desservait un temple protestant construit en 1609, avec l'autorisation de Jean V (Maison de Bueil), entre cette rue de la Rue Porte-Serrure. Il fut démoli en 1685 après la révocation de l'Edit de Nantes, le Grand Condé était alors comte de Sancerre.
Dans la reconstitution photographique, nous avons égarés 2 clichés qui manquent donc à l'illustration du chapitre : le Méridien, Place de la Panneterie.

 

 

 

Place Saint-Père

Une école maternelle a été construite en 1954 sur l'emplacement de 'ancienne église Saint-Père-la-None (XIe siècke) qui dépendait de l'abbaye de Saint-Satur. On a retrouvé, en creusant les fondations de cette école, les bases de huit piliers qui ont été préservées. Pendant la Guerre de Cent Ans, l'abbaye de Saint-Satur fut pillée par les Anglais : cinquante de ses moines furent jetés dans la Loire près de Cosne et quelques-uns d'entre eux, qui avaient réussi à se sauver, trouvèrent refuge au monastère de Saint-Père-la-None, dont les bâtiments devaient être saccagés lors des guerres de religion au XVIe siècle.

 

 

Nous voici empruntant la Rue du Méridien

Malgré l'effort entrepris par un particulier pour sa restauration, la Maison Farnault qui se trouve dans la Rue du Méridien, menace de ruines. Le bâtiment du Méridien se trouve à côté du bâtiment que vous apercevez dans le fond de cette photo. Sur l'origine de ce bâtiment, on ne sait pas grand chose, si ce n'est que la partie supérieure de la tour serait (relativement) récente.

 

 


*Le Beffroi

Nous remonterons le fil de l'histoire et nous sommes en 1190 à l'époque d'Etienne, premier comte de la Maison de Sancerre, celui là même qui, avant de partir en Croisade avec son roi Philippe Auguste, accorda à al ville de Sancerre et ses habitants les "Coutumes de Lorris" alors considérées à cet chronologie de l'histoire comme les plus libérales du royaume capétien.
 Au XVe siècle, le temps n'était plus où les comtes de Sancerre osaient s'attaquer à l'autorité des rois et au fur et à mesure, les grands barons s'étaient détachés de leurs possessions (sauf pour e percevoir les revenus), ayant quittés leur terres. Dès 1466 puis en 1490, un échevinage avait été établi à Sancerre. Régis par la coutume de Lorris et pour bien marquer une puissance nouvelle, les bourgeois de la ville, administrateurs effectifs de la cité, avaient alors, au commencement du XVIe siècle, édifié le beffroi municipal face au château fort du comte. Le beffroi est de 8mètres de côté environ et de 20 mètres de hauteur. I possédait une très belle flèche de pierre qui malheureusement s'écroula un jour de grande tempête en 1725.

 

Le beffroi est divisé en trois étages :

- au rez-de-chaussée : une chapelle,
- au premier étage : la salle d'honneur et des échevins,
- au second étage : la salle des cloches

Un escalier en spirale, avec porte d'entrée sur la rue du Méridien, permet d'accéder aux différents étages.

 

La Chapelle

Elle est voûtée en croisée d'ogives
A sa clef de voûte, on voit un personnage sculpté en haut relief, représentant, dit-on, Saint-Romble, ermite Vème siècle. Il tient une crosse de la main gauche, et bénit de la main droite. Un ruban de pierre finement dessiné, d'une largeur d e10 centimètres, l'entoure entièrement.
Deux beaux vitraux, posés lors de la restauration de la chapelle en 1951, éclairent la salle, l'un représentant les disciples d'Emmaüs, l'autre Notre-Dame présentant son Divin fils.
 

La Salle des Echevins

La salle du premier étage devait servir aux réunions des échevins. Elle renfermait "le trésor", c'est-à-dire les chartes de Sancerre.
D'une belle cheminée de pierre ornant le côté nord, seuls les chambranles ont subsisté. Deux belles fenêtres éclairent toujours la pièce.

 

La Salle des Cloches

De 5,70 mètres sur 6,20 mètres, la salle des cloches n'est plus séparée su premier étage que par un plancher qui repose sur son solivage. Seul le mur de la face ne possède qu'une ouverture. Le solivage horizontal est d'origine.

 

Les cloches du Beffroi

Les cloches du beffroi de Sancerre s'intègrent de la manière la plus vivante dans l'histoire de la cité.
Lors des guerres de religion, et en particulier du siège mémorable de 1573, le habitants et les réfugiés protestants tinrent tête pendant six mois à l'armée royale commandée par Pierre de La Châtre, gouverneur du Berry, tandis que dans  les rangs de cette armée assiégeante, plusieurs gentilshommes appartenaient à la famille de Bueil alors en possession de ce comté.
Après la reddition de la ville, le maréchal fit transporter à Bourges la cloche du beffroi de son horloge. Ces deux témoins des heures tragiques ont, depuis peu, retrouvé dans le beffroi. La cloche, datée de 1509, porte cette inscription :

"IHS, Marie, Saint Jean, Saint Pierre, Louis XII régnant en France, je fus l'an mil cinq cent et neuf, pour les habitants de Sancerre, parfaite pour Saint fondu tout neuf".

Déposé pendant des siècles dans l'église Saint-Bonnet à Bourges puis au musée du Berry qui est propriétaire, cette cloche a été confiée "en dépôt" à la ville de Sancerre en 1990.

A partir de 1573, ce beffroi servit uniquement de clocher à l'église. Il fut doté de deux cloches. Le 26 août 1701, elles furent brisées pour être refondues et transformées en trois nouvelles cloches. En 1725, une violente tempête "déboîta" la haute flèche qui donnait son élégance au monument. Cette flèche fut remplacée sans doute pour raison d'économie par la toiture plate qui, de nos jours, alourdit incontestablement la silhouette du monument.

En 1789, lorsque débuta la Révolution française, trois cloches se trouvaient dans le clocher : deux furent descendues et brisées, l'autre fut maintenue pour les sonneries de l'horloge et, éventuellement, pour sonner le tocsin. En 1860, cette cloche unique fut remplacée par le 28 août de la même année par quatre cloches qui furent elles-mêmes refondues en 1897, et remplacées par les cloches actuelles portant les noms de :

- Françoise, Marie, Pauline et Gabrielle.
  La première de 2.310 kilos donne le "do"; la deuxième de 1.644 kilos le "ré"; la troisième de 1.147 kilos le "mi" et
  la quatrième de 925 kilos le "fa".

Le beffroi a aussi un cadran solaire que nous pouvons très bien découvrir de la rue du Méridien.
Classé monument historique en 1913, le beffroi a été remarquablement restauré.

 

 
 

Poursuivons la visite