Le château de Buranlure
Article présenté dans la Lettre Cont@ct de Septembre 2006


 

En 1325, Jean de Porrey, figure dans un aveu rendu au comte  de Sancerre pour la maison de Buranlure. En 1339 lui succède Pierre de Vinon et, en 1393, Etienne de Vinon. En 1420, le seigneur de Buranlure recueille huit moines de Saint-Satur, seuls survivants de l'incendie de leur abbaye et de la noyade organisée par des Anglais.

Relevé à la suite des ravages causés dans la région par le redoutable capitaine bourguignon Perrinet Gasset (c. 1440), le fort de Buranlure est à nouveau cité en 1506. Quelques années plus tard, Françoise de Vinon épouse Jean de Bar. A leur fils, maître des Eaux et Forêts du Sancerrois, succède leur petit-fils Antoine, l'un des plus actifs soutiens du parti catholique.

En 1573, Antoine de Bar rejoint avec cent hommes le maréchal de La Châtre, dont les troupes assiègent Sancerre, et obtient le gouvernement de la ville.  Rapidement délaissé, Buranlure est au bord de la ruine en 1718, lors de son acquisition par Jean-François Masson, receveur général des Finances à Moulins : l'au mine les fondations, les toitures sont à bout, les menuiseries très endommagées, voire pourries... En 1769, la veuve David-Pierre Perrinet inclut dans l'achat le vieux château, triste, humide et peu commode, situé dans un fond.


La tour-porche donne accès à une cour étroite, laquelle se voit flanquée d'ailes remaniées au XVIe siècles : à droite, une galerie, à gauche, trois arcades et un logis, portant les noms de Jean de Bar et de Françoise Vinon (mariés en 1515). Au fond, la façade du logis principal accuse nettement la seconde moitié du XVe siècle : ses quatre grandes fenêtres à meneaux, encadrent une tourelle d'escalier polygonale privée de sa traditionnelle chambre haute. Restaurés avec beaucoup de goût, les appartements ont conservé des vestiges de peintures murales, frises d'armoiries de la famille de Bar, sous une belle cheminée de la fin du Moyen-Âge. La plus récente, attribuée à Antoine de Bar, porte sur le manteau une frise sculptée représentant un combat de cavaliers, traité à l'antique (c.1580).

 

 

Page suivante