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- Cercle d'Histoire Archéologique Saint-Amand -

 

 

La forteresse de Montrond
Le C.H.A.S.A : 20 ans d'activité chronologie des principales réalisations...

Monument majeur du Saint-Amandois, la forteresse occupait au XVIIème siècle la totalité d'une butte calcaire dominant la ville et la confluence de de deux rivières, le Cher et la Marmande.
Le premier château de pierre, attesté dès le début du XIII ème siècle est campé uniquement au sommet de la colline, était défendu par un puissant donjon circulaire et une enceinte limitée en surface.
Profondément remanié et agrandi a au début du XVème siècle par Charles d'Albret, Montrond connaîtra son apogée à partir de 1606, lorsque, très délabré, il est racheté et reconstruit par Maximilien de Béthune, duc de Sully.
Le ministre de Henri IV et Grand-Maître de l'Artillerie s'employa à transformer l'ancien château médiéval en une résidence princière. Il fit aménager, construire et décorer les bâtiments d'habitation et de réception en faisant appel à des artistes de renom tout en commençant à moderniser le système défensif  avec la construction des premiers bastions.
Mais tombé, en disgrâce, il fut contraint de revendre Montrond à Henri II de Condé.


 

Un appel fortifié gigantesque

C'est donc le père de Louis II de Borubon qui poursuivra à grande échelle l'oeuvre de Sully en modifiant carrément la morphologie du site par des travaux de terrassement colossaux et fera finalement de Montrond, entre 1621 et 1650, l'une des plus puissantes places fortes du Royaume de France, préfigurant l'oeuvre de Vauban.
Son entreprise totale atteignait une soixantaine d'hectares, tandis qu'un développement linéaires des différents étages de fortifications dépassait les cinq kilomètres.


La chute, l'abandon et l'oubli

Au terme de ces travaux titanesques, la forteresse n'eut pourtant qu'une durée de vie éphémère; dès 1650 la guerre civile de la Fronde ravagea le Berry et le Bourbonnais. Les partisans du Grand Condé, devenu chef de l'opposition à Mazarin et avide du pouvoir, se retranchèrent dans la forteresse, seule place apte à résister aux années royales dotées d'une puissante artillerie.
La forteresse fut assiégée pendant 11 mois, pour capituler finalement le 1er septembre 1652, après l'échec d'un régiment de cavalerie envoyé par Condé au secours des assiégés épuisés et dans une situation désespérée.
Aussitôt Mazarin donna l'ordre de démarrer tout le système défensif à titre de représailles et surtout pour prévenir le risque que pouvait présenter un tel appareil militaire en cas de nouveaux troubles. La majorité des bastions fut minée, mais les bâtiments résidentiels furent épargnés.
Le château ne fut définitivement abandonné qu'au XVIIIème siècle et livré comme carrière de pierres pour une population avide de matériaux, ce qui explique la disparition de l'essentiel des parements appareillés. Au XIXème siècle la municipalité décide d'acquérir une bonne partie de la butte pour y créer un jardin public planté d'arbres. Ainsi arasés, remblayés et masqués par une abondante végétation, les vestiges du monument tombèrent dans l'oubli...

 

La chute, l'abandon et l'oubli

Le site a commencé à renaître depuis 30 ans, avec l'action menée par une association de sauvegarde du patrimoine, le C.H.A.S.A, soutenue par la commune et chargée des travaux de recherches, d'études et de conservation. En 1972, l'association s'est affiliée à l'Inion des R.E.M.P.A.R.T.; Fédération Nationale d'Associations de Sauvegarde du Patrimoine. Un nouveau mode de fonctionnement a été mis en place avec l'organisation des premiers chantiers d'été en restauration archéologique, faisant appel à un recrutement au niveau national, ou international. Grâce à cette nouvelle ouverture, le C.H.A.S.A se met en relation avec des associations et personnes animées du même esprit, via des contacts et différents stages menés sur d'autre chantiers dans la restauration du patrimoine qui, sur le site de Montrond, devint une activité permanente.
Nul doute que la forteresse, désormais classée au titre des monuments historiques et peu à peu révélée dans toute sa dimension, va devenir un site de référence pour la présentation de l'évolution des techniques de fortification et de l'architecture militaire antérieure à Vauban.

Un vaste bâtiment sur la gauche, situé au pied même de Montrond et à l'entrée du site, a été mis à la disposition du C.H.A.S.A sous forme de location par la Municipalité de Saint-Amand qui montre son vif intérêt pour cette action culturelle d'envergure.

Je vous propose de découvrir quelques vues, via un des chantiers d'été visité par la municipalité.

 

 

 

C.H.A.S.A
10, Allée du Prince de Condé
18200 SAINT-AMAND-MONTROND

Rens. : 02 48 96 79 64
Fax :    02 48 60 79 36
 

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