Hôtel Lallemant, cour supérieure



9/ XVe – XVIe siècles

Etape Hôtel Lallemant

succédant à deux maisons détruites par les incendies de 1467 et 1487, l'actuel hôtel Lallemant a été construit autour de 1500.

Sa situation sur la muraille gallo-romaine explique le passage incliné reliant la cour basse (donnant rue Bourbonnoux) à la cour haute qui était à l'origine l'entrée principale (rue de l'Hôtel Lallemant).

La famille Lallemant, installée à Bourges depuis deux siècles, appartenait à l'élite cultivée de son temps, un milieu de financiers en relation avec les artistes italiens. La majeure partie du décor sculpté est une manifestation précoce (1506) de la Renaissance en France : oves, rinceaux, candélabres...
D'exceptionnels motifs emblématiques ornent également l'intérieur de cet hôtel.
Actuellement Musée des Arts décoratifs, l'hôtel Lallemant présente mobilier, tapisseries, peintures et objets d'art du XVIe au XVIIIe siècles.
Médaillons en terre cuite, balustres et coquilles encadrent les fenêtres de la tourelle (dans l'angle de l'image), tour d'escalier surmontée d'un belvédère.

 

 

10/ Panneau-halte
Place Gordaine

située au-devant d'une ancienne porte de l'enceinte gallo-romaine, la place Gordaine a eu vocation de marché dès l'époque médiévale. Les changeurs s'y étaient établis, ainsi que les bouchers et les poissonniers dont les activités nécessitaient la présence de l'eau : l'Yévrette, rivière artificielle créée avant le XIe siècle, longeait le tracé de l'actuelle rue Mirebeau.

Les demeures en pans de bois ont conservé leur pignon sur rue et leurs deux étages. Leur décoration sculptée reste gothique : choux frisés, accolades mais aussi grappes de raisin.

 


Demeures à pans de bois


 



 



11/ XVIe – XVIIe siècles

Couvent des Augustins

L'ordre des Augustins s'était établi ici dès la fin du XIIIe siècle.
Les bâtiments conventuels, qui enjambaient l'Yévrette, ont été gravement endommagés lors de l'incendie de 1487. Leur couvent a été reconstruit peu à peu après (la "salle Calvin" et la chaire du réfectoire sont de cette époque). D'une autre reconstruction, au XVIIe siècle datent les galeries du cloître que l'on voit actuellement.

Une tradition locale rapporte que le Calvin, étudiant à Borges, aurait prêché la Réforme dans cette salle. La vue vous montre la cour intérieure, la galerie du cloître.


 

12/
Passage par l'escalier Mirebeau

L'escalier Mirebeau est ancien passage casse-cou percé dans la muraille gallo-romaine, reliant la ville haute à la ville basse (voir la 6ème étape : escalier George Sand).
Ce passage accède à la rue Edouard Branly ancienne rue de Paradis), bordée d'hôtels des XVIIe et XXIIIe siècles.
 



 

 




13/ XVIIIe siècles

Hôtel de Blosset

L'hôtel de Blosset est un exemple de l'hôtel particulier construit à Bourges sous le règne de Louis XV.

Il témoigne de l'engouement de cette époque pour les décors d'inspiration exotique : dragons ou chimères, campanile orientalisant.

 


 

14/ VX - XVIIe siècles
Hôtel des Échevins ( Musée Estève)

Après le grand incendie qui détruisit les archives municipales en 1487, le corps municipal choisit un emplacement sur la muraille gallo-romaine pour faire construire cet hôtel de ville. Suivant un thème architectural hérité de l'hôtel Jacques Cœur, la tour d'escalier est mise en valeur par le décor sculpté de fausses fenêtres à personnages : des guetteurs en armes gardent encore la tour d'escalier octogonale à quatre étages, sorte de beffroi de la bourgeoisie berruyère flanqué d'une petite tourelle. La belle galerie latérale à cinq arcades ouvrant sur la cour, est réalisée entre 1619 et 1633.

En 1624, les Échevins commandent à Jean Lejuge un nouveau corps de galerie en l'honneur du prince de Condé, gouverneur du Berry. L'architecte berruyer réalisa une
œuvre savante inspirée des traités d'architecture de l'époque : le rythme des arcades scandées de pilastres corinthiens de la galerie du rez-de-chaussée répond à l'alternance des croisées et des niches du premier étage. L'hôtel des Échevins a été restauré en 1987 pour accueillir la donation du peintre Maurice Estève. L'hôtel sera cédé au jésuites qui en firent le "petit Collège" et en 1987, après la restauration, il est devenu le musée Estève.


Vue d'ensemble des façades : aile XV
et galerie XVIII e siècles

 

 

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