La devise de la ville

 

 

L'ancienne Cité

Avaricum
A l'intérieur du rempart
Avaricum ville ouverte
Un programme d'urbanisme
Vie quotidienne d'un peuple
Biturigas s'enferme dans son rempart
De la cité au diocèse

 

 

 

 

 Bourges ancienne cité, Avaricum

La signature que la ville a choisie ne doit rien au hasard.
Bourges fait traverser l'histoire au gré de son ancienne cité,
une invitation à remonter le temps, à se plonger dans un univers si proche de celui des fidèles du Moyen-Âge avec ses rues et ruelles étroites et pavées, une éblouissante architecture.

La place prépondérante qu'occupe AVARICUM à l'époque est au moins fixée au moment de la conquête : les découvertes archéologiques sont confirmées par les textes. Le promontoire de Bourges, comme l'oppidum de Châteaumeillant, est couronné de fortifications avec fossés (25 mètres de large et plus de 10 mètres de profondeur, avec levée de terre et de bois).

L'Auron et les marais de l'Yèvre complètent ce dispositif défensif.
U n plateau est orienté sur le forum (place publique) et génère d'un seul élan l'extrémité de la ville.

 

 

A l'intérieur du rempart

A l'emplacement de l'actuelle Mairie et de l'Office de Tourisme, l'alignement des bâtiments en bois avec cours, liés en fait à une activité de métallurgie du fer, sera repris sur la voirie gallo-romaine. L'agglomération s'entendait au-delà des fortifications sur un  peu moins d'une centaine d'hectares : rue de Strasbourg et de Séraucourt, à Vieil-Castel, des traces d'occupation de la fin de l'indépendance ont été récemment mises à jour.

Les nécropoles funéraires se développent sur les rives de l'Arnon, et à peu de distance se trouvent des exploitations agricoles ("fermes indigènes"). C'est cette seule cité que Vercingétorix renonce à incendier et que flatte César en la qualifiant d'Urbs : Une ville qui est, ou peu s'en faut la plus belle de toute la Gaule, qui est la plus forte et l'ornement de leur pays..." ( La Guerre des Gaules, VII). Avaricum est l'une de rare places fortes gauloises avec ses places, ses portes et ses fortifications entourées d'eau et de marais. Cette description ne trouve pas de confirmation archéologique  

 

 

Avaricum ville ouverte

Après la conquête de César (en 52 avant notre ère), la ville cité des Bituriges Cubi est maintenue comme "peuple libre";
Dès le milieu dur Ier siècle, urbanisme et architecture témoignent de ce statut. A la fin du III è siècle, la réorganisation administrative de Dioclétien fait d'Avaricum la capitale de la très vaste province d'Aquitaine Première.

La ville du Haut Empire, aux constructions plus denses, occupe une superficie estimée à environ 100 hectares avec l'agglomération : des nouveaux quartiers se développent au-delà des rivières. Commencée dès la période Augustéenne, un programme de constructions monumentales réalisé vers la fin du 1er siècle, organise le centre de la cité.

 

Un programme d'urbanisme

Une réelle perspective monumentale, composée d'une succession d'ouvrages d'art et d'édifices, couronnant la rive droite de l'Auron depuis les thermes de Séraucourt jusqu'à l'amphithéâtre de la place de la Nation. Au sud, trois monuments mis au jour sous le palais du duc Jean de Berry, actuel hôtel du Département, ont été construits successivement. Un premier mur de soutènement aménage une vaste terrasse dans la ville haute (enclos des Jacobins). L'espace urbain antique est fortement marqué par un équipement dont le centre dynamique est le forum. Comme toutes les villes de la Gaule nouvellement conquises, Avaricum connut un ambitieux programme d'édification . Les découvertes anciennes, au XIXe siècle, notamment, ont porté un premier éclairage sur les monuments de la ville antique. Parmi les vestiges les plus importants, on compte l'ensemble dégagé fortuitement dans les caves du palais ducal : le grand portique à arcade et la fontaine publique.

Le côté nord du promontoire devait être vraisemblablement aménagé, à en croire les nombreuses découvertes archéologiques de blocs architectoniques, intervenues depuis le XVIIe siècle. Le seul édifice connu des textes dont l'empreinte marque encore le tissu de la ville actuelle, est un amphithéâtre; la fosse des arènes, encore utilisée pour des spectacles au XVIe siècle (jardin des Prés-Fichaux) et autres lieux, servaient en fait de dépotoir et qui a été remblayée en 1620, et les maisons qui bordent l'actuelle place de la Nation occupent le haut des anciens gradins.

 


 


Vie quotidienne d'un peuple

A l'intérieur de la ville haute et de la ville basse, les vestiges d'habitations construites en matériaux légers (bois, torchis) ou en maçonnerie côtoient de riches demeures (domus) avec ypocauste, mosaïque et péristyle.

A la périphérie de l'agglomération, les nécropoles sont implantées le long des voies : "le champs des tombeaux" sur la voie d'Argentomagus (Saint-Marcel près d'Argenton-sur-Creuse), ou le fin Renard "sur la voie de Tinconium (Sancoins) et Lyon.

 

Biturigas s'enferme dans son rempart

Un déclin amorcé au Bas-Empire entraîna une généralisation des abandons ou de destructions d'édifices publics des habitants, ainsi que la destruction d'un système défensif : le rempart du IVe siècle est soigneusement appareillé en pierres et chaînages de briques, renforcé par une cinquantaine de tours et percé de quatre portes. Les vestiges de cette enceinte sont encore visibles sur la "promenade des remparts", derrière le nouvel hôtel de ville et à la base de l'hôtel Jacques Coeur.

La ville se referme sur une surface de 25 hectares environ.
Son enceinte marquera pour toujours la topographie urbaine en délimitant une ville haute dont les rues suivent le tracé elliptique.