Bourges et sa balade aux remparts

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Bourges dispose d'un patrimoine exceptionnel, en raison de son ancienne richesse et de son histoire prestigieuse qui laissa même des traces, au niveau de l'architecture, dans le royaume qu'elle a su conquérir. De fait, en cheminant vers la cathédrale Saint-Étienne, ou bien le palais Jacques Coeur, l'itinéraire photographique que j'ai retracé pour vous, va vous permettre de découvrir toute cette richesse, cette diversité du patrimoine architectural de Bourges.

Nous avons suivit l’itinéraire principal, celui qui jalonne le pourtour du rempart gallo-romain qui a conditionné l’évolution des rues médiévales, séparent ainsi la « cité en ville haute » à la ville dite « basse et marchande ». Ce tracé est intégré à la voirie urbaine d’aujourd’hui. Comptez environ 1h 15 (sans les visites intérieures des monuments) pour le circuit principal. Vous reconnaîtrez celui-ci à son fléchage marqué de rouge, alors que les circuits "extensions" sont indiqués par le symbole d'une flèche surmontée d'un rond bleu. Et pour chacune des étapes qui s'étend de 1 à 51, une table d'orientation et le descriptif joint à celle-ci.

Très bonne promenade à tous !


 


 

La journée sera très cool, nous allons découvrir l'architecture de Bourges, ses plus jolis monuments. Guidés par l'itinéraire décrit, nous déambulons dans l’ancien quartier de la ville, au pieds de la cathédrale. Nous nous rendons à la première étape.

1/ XVIIe siècle
L'ancien palais archiépiscopal

En 1682, l’archevêque de Bourges, Michel Phélyppeaux de la Vrillière décide de remplacer les constructions disparates de ses prédécesseurs par un nouveau palais archiépiscopal, en même temps qu’il fait édifier le Grand Séminaire (voir la 26 ème halte).

Pierre Bullet, célèbre architecte sous Louis XIV, dessine un projet grandiose. Un vaste corps de logis, donnant sur le jardin devait se composer d’un avant-corps central entre deux pavillons ; les ailes délimitaient en retour une cour d’honneur et une cour de service selon les normes de l’Académie Royale d’Architecture. L’entrée devait se faire ici par une avancée en demi-lune » entre deux colonnades. Trop coûteux, les travaux sont interrompus : la seule aile construite abrite maintenant le Musée des Meilleurs Ouvriers de France et une partie des services de la Mairie.

 

 2/ XVIIIe siècle
Le jardin de l'Archevêché

Le jardin de l'Archevêché a été projeté par l’archevêque de Bourges pour accompagner la façade monumentale de son nouveau palais. Les travaux de terrassement sont terminés vers 1730.

Ce jardin comprend deux parterres carrés séparés par une allée, aux angles, les vases de Cugnot (image précédente) figurent les allégories des saisons. La partie

 

 



 



3/

La cathédrale Saint-Étienne

D'où que l'on vienne, où que l'on soit, on l'aperçoit de loin, toujours présente, dressée sur sa bute avec une élégante désinvolture. A ses pieds, le regard l'embrasse dans toute sa splendeur.


 

4/ XIIe – XIIIe siècles
Le Chevet de la cathédrale

En 1195, l’archevêque Henri de Sully, prétendant à la primatie de l'Aquitaine,  décide de construire la cathédrale, à partir du chœur  (à l’est), dans le nouveau style gothique. Le chœur s’élève sur une église basse (dite à tort « crypte »), établie sur le fossé du rempart gallo-romain, afin de gagner de l’espace. La perspective sur le chevet, dégagée au XIX e siècle par la création du boulevard de Strasbourg, permet de comprendre la structure architecturale de la cathédrale Saint-Étienne : étagement pyramidal des volumes dus au plan à double déambulatoire et arcs-boutants à doubles volées. La forte saillie des chapelles rayonnantes augmente la surface disponible pour les vitraux.

 



 

 



 

5/ XIII e siècle
La Grange-des-Dîmes

Au sortir de la cathédrale, descendre la rue des 3 Maillets en longeant le parvis de Saint-Étienne vers le nord. Un dernier regard pour embrasser tendrement sur la droite les 5 portails (ah ! le Jugement dernier !) et sur la gauche l'enfilade des rues médiévales. Passez devant la Grange aux Dîmes, à l'angle de la rue Molière. Classée monument historique en 1913, elle servait de magasin pour les redevances en nature perçues par les chanoines du chapitre de la cité cathédrale. Le rez-de-chaussée est voûté sur croisée d'ogives. Le bel escalier récemment rénové, conduit à l'étage percé de fenêtres XIIIe siècle et puis, la belle charpente du XVII e.

La grange-des-Dîmes, témoigne encore aujourd'hui de l'essor économique religieux, de la richesse architecturale des XII et XIIIe siècles à Bourges.


 

6/ Vestiges du mur gallo-romain
Promenade des remparts

Durant toute son histoire, Bourges aura été ceinturée par trois fois d'épais remparts : la première enceinte est celles des Gaulois, leur "oppidum", place forte attestée depuis le Ve siècle avant J.-C., est cerné par un "murus", épais, fait de poutres, de pierres et de terre agrégés. Avaric est ravagé, Avaricum lui succède. A l'ouest de la porte d'Auron, découvrez ces vestiges bien conservés d l'enceinte gallo-romaine : un donjon colossal, la "Grosse Tour", forteresse haute de 40 m, et d'un diamètre de 23 m avec des murs épais de 6m. C'était l'entrée la plus vulnérable de la cité, symbole du pouvoir royal pendant 450 ans, mais aussi menace permanente contre le roi, elle est rasée en 1653, non sans quelques victimes innocentes, sous ordre du jeune Louis XIV (venu en personne à Bourges en 1651).

Percée en 1981 jusqu'au pied de la cathédrale, la pittoresque promenade vous permettra de bien distinguer le parement du Bas-Empire avec son cordon de briques ou d'entrée, s'offre l'admirable demeure de Bienaymé Georges (1490) et ses fenêtres ) meneaux croisés. La promenade passe au milieu d'habitations, de plantations d'arbustes et de parterres fleuris.

 


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7/ XV e siècle
Maison de Bienaymé Georges

La maison de Bienaymé Georges (échevin de Bourges et familier de la duchesse de Berry, Jeanne de France) a été construite en pierre après l'incendie de 1487.

L'escalier Georges Sand (image  est un ancien passage casse-cou percé dans la muraille gallo-romaine, lequel relie la ville haute à la ville basse.

Attention ! ça narre, ça glisse parfois.



 


 



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8/ Les demeures en pan de bois

Rue Bourbonnoux

La rue Bourbonnoux est urbanisée au XIIe siècle à l'extérieur du rempart gallo-romain dont elle suit le tracé. Elle est jusqu'au début du XIXe siècle une artère très importante de la ville. De nombreux artisans et commerçants y vivent : boulangers...

Les maison à pans de bois de cette rue, pour la plupart reconstruites après l'incendie de la Madeleine (1487) étaient à pigeon sur rue et souvent à deux étages (modifiés plus tard).

Elles sont construites en encorbellement sur poteau élargi, limitant la saillie de l'étage par rapport au rez-de-chaussée. Les colombages des maisons de Bourges sont en losanges ou en croix de Saint-André.
Le rez-de-chaussée est généralement occupé par une boutique (ouvroir) suivie d'une pièce de service (cuisine) ) l'arrière. Les pièces d'habitation sont à l'étage auquel on accède par un escalier à vis, souvent établi dans le couloir latéral menant sur une cour ou un atelier.

Le décor de style gothique se rencontre sur les poteaux corniers (maison dite "des Trois Flûtes" et angle rue des Juifs) et sur des poutres.

 

 

 

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