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Quand
bien même les réserves connues, ou estimées de nos énergies se chiffrent
en volumes apparemment inépuisables, l'inéluctable réalité fait qu'elles
sont, à temps, condamnées à disparaître. Au siècle dernier, les moulins berrichons tiraient essentiellement leur force
des rivières telles que la Vauvre, L'Arnon, la Bouzanne, le
Portefeuille...
Les ailes des moulins à vent, comme ceux de Chassy, de Villiers ou de
Nouan, tournaient au vent courtois, ou plus violents par les vents
d'Ouest. Si les moulins à vent ne tournent plus guère, les moulins à eau continuent à vivre. Ainsi et avec le concours bienfaiteur des pouvoirs publics et collectivités locales, d'initiatives dynamiques pour la sauvegarde de ce remarquable patrimoine, les propriétaires de moulins (par rachat) restaurent, sauvegardent. C'est le cas pour le propriétaire du Moulin de "La Petite Fadette" avec qui je me suis entretenue l'été 2005. D'autres propriétaires aimeraient bien restaurer soit leur roue à aubes, soit un bâtiment, mais le coût de revient (immense) de cette initiative les désarme totalement. Patrimoine sauve qui peut ! Par ailleurs, des journées portes ouvertes quant au patrimoine des moulins, se font chaque année, au troisième dimanche de Juin. Ce jour-là, les moulins vous ouvrent leurs portes (sur rendez-vous) et la journée s'émaille de démonstrations ancestrales : écraser le grain, mouture de farine, etc.
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A
plusieurs reprises, les
propriétaires de moulins me confirmèrent le coût de revient pour faire
restaurer la roue à aubes de leurs moulins. Vous ne rêvez pas, le prix se
situent entre 30 000 et 40 000 euros ! Comment voulez qu'un privé puisse
réaliser ces travaux malgré des subventions ? |
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