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Les lavoirs, qu'ils soient bâtis au
cœur
du village, qu'ils soient
aménagés dans la conque d'un ruisseau ou la boucle d'une rivière,
étaient le lieu de courants visibles et invisibles. Visible, le fil de
l'eau qui va dans un seul sens, de l'arrivée d'eau clair par des becs
de métal aux bondes de sortie ou par l'eau savonneuse, bleuté comme un
lait de ferme.
Audibles, les fils
croisés et mêlés des conversations, qui jouent comme une
partition où montaient, forts, des solos aigus ou graves, des appels
échangés d'un coin du bassin à l'autre, des rires, des pleurs
d'enfants sur fond de source.
Au gré
de vos promenades, appréciez tout le charme d'Antan.
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