Moulins en Berry

Être au four et au moulin...
 

À l'heure des techniques de pointe, inaccessibles au commun des mortels qui régissent notre univers, il est des paysages et des images coulés dans une sacro-sainte nature, dont l'homme ne saurait se passer pour préserver son équilibre, pour raviver la flamme du souvenir des hommes et d'un ancien métier, celui de la minoterie.

Au gré d'une multitude d'attractions estivales, il en est une sur laquelle je suis allé anticiper, via la route des moulins du Berry émaillée d'un remarquable patrimoine. Le texte qui présentera qui fait objet d'introduction à cette ronde vous sera présentée sur la mise en page de ce chapitre important et à venir consulter sur le site Berry Passion.

Puis, dans ce retour à la vie d'autrefois, les moulins pourtant plaque tournante et pièces maîtresses à la société traditionnelle et paysanne, sont à mon sens trop souvent laissés pour compte du patrimoine rural, pour ne pas dire laissés aux oubliettes, parmi ruines ou gravât de pierres. Partant à la rencontre de ces faiseurs de paysages, sur cette route des moulins proposée sur le site, je ne vous cacherais pas que je suis également écœurée  de constater la façon dont on traite ce patrimoine-là, en voyant les pierres de ces moulins devenir ruines, des moulins plus dignes de ce nom et leurs symboliques images n'être plus pérennisées. Heureusement, une journée patrimoniale et nationale leur est consacrée chaque année. Doit-on penser qu'un seul jour ou un seul été suffise à raviver cette mémoire collective, cette immense source époustouflante de témoignages et d'humanité ?

Autrefois, la civilisation n'existait que par un minutieux balisage. De témoignages poignants en expressions d'un temps révolu où les hommes consacraient alors leur patience, leur présence et leur existence à apporter de l'eau à leurs moulins et faire tourner les ailes de nos profondes campagnes.

Et enfin, les poètes ! Aussi inspirés que passionnés par ces âmes, ces identités incarnées de ruralisme.
Aujourd'hui, ce destin de moulin vissé à la terre, ne nous appartient-il pas aussi un peu, lorsque laissé à l'abandon ?
 

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