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Fini le temps où l'on apprenait l'histoire des châteaux dans les pages d'un guide fatigué...
Aujourd'hui, ceci à fait place au plaisir que procure l'aventure, la découverte, en se rendant sur des lieux chargés d' histoire, sillonnant des parcours initiatiques  qui méritent le détour, propres au rythme de chacun et selon ses attentes, ses passions. Le visiteur peut donc à tout moment recevoir un zeste d' informations, histoire de savoir de quoi l'on parle... mais aussi, sur le même historique conté, la possibilité de découvrir la vie de château tout en partant à la rencontre de gens passionnés et passionnants, à la rencontre d'un petit village, d'une campagne,  visiter un musée, un jardin,  se rendre sur des lieux de charme ... tout ce qui rend le voyage vraiment plaisant et  attrayant.

 

 

 

 

Passé les douves du château, nous voici arrivés dans la cour principale. Là, telle ne fut pas la surprise de constater le contraste architectural entre les deux bâtiments ! En effet, d'un  édifice médiéval cossu,  nous entrons au seuil de la cour intérieure, face à un large bâtiment marqué par l'influence du style Renaissance. Face à nous, une porte  ouvrant sur l'intérieur entièrement meublé du castel. Du point de vue que nous avons,  il est intéressant de faire un arrêt sur image, sur la tour d'angle très ouvragée, où le regard s'accroche sur les multiples détails rencontrés.

 

Justement, arrêtons-nous quelques instants sur les différents symboles reliés à l'histoire intime du château d'Ainay-Le-Vieil, que trouvons-nous ? Au-dessus de la porte d'entée, le blason familial frappé aux initiales "CB" qui signifie le nom de Chevenon de Bigny. Puis, un lion entouré de  cinq poissons, une devise, des gargouilles... A noter que la sculpture du blason familial relie deux sirènes évoquant la légende de Mélusine. Voulez-vous en savoir plus sur la description d'un symbole ?


Au-dessus du blason familial, une heaume de chevalerie, un chien, le lys, la vierge une devise inscrite et, pour terminer le coup d'oeil sur la tour, un dragon aillé coiffant celle-ci. Le heaume de chevalerie représente un protection, le chien, le guide de l'homme, guide des âmes, la fidélité, la force, la défense. Le lys bien sûr, exprime la royauté, l'excellence, la pureté. Au Moyen Âge, la plante était classée comme "Herbe virginale". Puis, la vierge que l'on découvre, également symbole de pureté, de perfection et d'obéissance divine. Plus haut, l'on y lit la devise latine suivante : " Le courage anoblit et exalte les âmes. " Une très jolie légende. Le toit de la tour se termine par la présence d'un dragon aillé, symbole par excellence du feu sacré, tout comme le lion à cette différence près que notre dragon, lui, se fait le gardien de trésors cachés, d'une puissance, d'une immortalité et la protection des lieux et des armes de ce Grand Oeuvre.

 

Avant d'entreprendre un petit voyage au XVème siècle par la visite intérieure du château d'Ainay-le-Vieil, chemins et plaisirs de la découverte nous conduisent auprès d'une fraîcheur végétale bien agréable ma fois, histoire de faire le plein d'un bien-être aux couleurs de la nature, et d'un ardent soleil estival, apprécions l'ombre que renvoie un cèdre bleu séculaire, les allées bordées d'arbres et autres feuillus, le panoramas d'ensemble qu'offre agréablement le parc du château.

 

De la face nord du parc paysager, le château  s'étire paisiblement le long de ses douves.

 

Des pelouses traversées par des allées gravillonnées, des allées traçant le chemin d'une rencontre méditative au coeur d'arbres séculaires, un parcours de visite plongé dans un imperturbable silence, voici ce que nous inspire le parc du château, réunissant les beautés de l'art et de la nature. Sous un soleil éclatant, ainsi nous marchons, ne laissant que notre ombre.

 

 

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