Dans la la paroisse de
Charenton-Du-Cher
 

Après avoir fait étape vers la paroisse de Boulleret, poursuivons l'itinéraire spirituel, avec une visite en la petite chapelle du couvent de Charenton-Du-Cher. Chez certains, c'est l'émotion de la visite ! Ainsi qu'une régression spontanée et volontaire, via un retour en Boischaut nord.

Comme la course du Soleil, le chemin des hommes pousse vers l'ouest. A l'est sont les origines, à l'ouest, sont l'aventure, le destin, le sens. Le bout du chemin, la "réponse", ici, c'est Charenton. Aussi, nous repartons sur les traces d'une communauté religieuse de femmes, allons marcher dans leurs pas afin de s'imprégner d'une très ancienne vie inscrite au chapitre qu'est celui de l'abbaye de Bellavaux, bien avant d'avoir été immergée dans les silences méditatifs du couvent de l'abbaye Notre-Dame..

 

 


Il y a quelques années, ne restaient plus que quelques religieuses attachées à la Communauté des sœurs  de la Charité de Bourges. C'est entre les murs de cette chapelle, que se déroulaient leurs offices et qu'étaient célébrés la messe le Dimanche, ou quelques offices en semaine. Le couvent s'est éteint avec le départ des religieuses, et a été racheté par un particulier,  dans l'année 2004.

Lors de la célébration de la Nativité de la Vierge Marie, des paroissiens de Charenton se réunissent à la chapelle de Notre-Dame-de-Grâce, afin de relancer l'antique dévotion à celle-ci.
En effet, cette fête patronale multiséculaire avait lieu jadis chaque 8 Septembre, jour de la nativité de la Vierge Marie.
Les bonnes volontés sont les bienvenues pour préparer la célébration, d'une année à l'autre...

 

 

Notre-Dame
De Grâce
 

L'abbé Bazin a demandé à ce qu'une dédicace soit conservée pour le narthex, qui est devenu ainsi la chapelle Notre-Dame, et que la statue de Notre-Dame-de-Grâce y soit transportée.

Il y a trois ans, la chapelle a été revendue avec la totalité des bâtiments du couvent. Celui-ci était la propriété des soeurs du Très Saint-Sacrement et de la Charité de Bourges.

Toutefois, cette chapelle est toujours ouverte, accueillant le pèlerin de passage.

 

 

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Les vestiges de
l'Abbaye de Bellavaux
XIIe siècle
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L'encadrement du portail est resté celui initial. Il est formé d'un bandeau chanfreiné à modillons.

 

 

En 614, Colomban, un moine irlandais, charge Saint-Eustase de fonder trois établissements religieux en Berry : un à Isle-sur-Marmande, un second à à Jouy-sur-Aubois et le dernier à Charenton. Ainsi naît l'abbaye de Bellavaux. Au XIIe siècle, une église placée sous le vocable de Notre-Dame. En 1116, chasse les religieuses pour indiscipline, et installe des chanoines dans l'abbaye. Les religieuses reprennent possession des lieux, lors du décès du pape Eugène III et de l'archevêque.
 

En 1791, plusieurs religieuses quittèrent l'abbaye à la suite des visites répétées de la commission constituée du maire et d'administrateurs du district, charger de gérer leurs biens. Un an plus tard, la commission s'empare d'objets précieux de l'abbaye, et l'abbesse quitte elle aussi les lieux.

Le 27 prairial an IV, soit en 1795, les bâtiments sont vendus comme bien nationaux, lesquels seront livrés à la démolition peut de temps après. Charenton devient pendant le haut Moyen-Âge, le siège d'un fief dépendant de la seigneurie de Bourbon, et tenu par la famille de Déols. Les Déols qui arrivent sur le territoire vers 1005, élèvent une "motte" féodale et un rempart défensif dont quelques vestiges sont encore visibles aujourd'hui. Charenton était bourbonnaise jusqu'en 1790, puit la commune devient berrichonne.

 

 

 



Niveau d'origine au sol de l'abbatiale. A gauche, départ d'un pilier qui soutenait un arc s'en allant vers l'Est.


 

 


 

 Chapiteau de l'abbatiale